{"id":118,"date":"2024-12-04T22:28:55","date_gmt":"2024-12-04T21:28:55","guid":{"rendered":"https:\/\/influenceurs.ovh\/?p=118"},"modified":"2024-12-04T22:55:26","modified_gmt":"2024-12-04T21:55:26","slug":"dans-le-sillon-de-pionniers-du-bio-bien-decides-a-garder-la-terre-vivante","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/2024\/12\/04\/dans-le-sillon-de-pionniers-du-bio-bien-decides-a-garder-la-terre-vivante\/","title":{"rendered":"Dans le sillon de pionniers du bio, bien d\u00e9cid\u00e9s \u00e0 garder la Terre Vivante"},"content":{"rendered":"\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"667\" src=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Photo-equipe-Terre-vivante-2024-HD-\u00a9-Jeremy-Tacussel-1024x667.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-119\" srcset=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Photo-equipe-Terre-vivante-2024-HD-\u00a9-Jeremy-Tacussel-1024x667.jpg 1024w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Photo-equipe-Terre-vivante-2024-HD-\u00a9-Jeremy-Tacussel-300x196.jpg 300w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Photo-equipe-Terre-vivante-2024-HD-\u00a9-Jeremy-Tacussel-768x501.jpg 768w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Photo-equipe-Terre-vivante-2024-HD-\u00a9-Jeremy-Tacussel-1536x1001.jpg 1536w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Photo-equipe-Terre-vivante-2024-HD-\u00a9-Jeremy-Tacussel-2048x1335.jpg 2048w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Photo-equipe-Terre-vivante-2024-HD-\u00a9-Jeremy-Tacussel-1140x743.jpg 1140w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>L&rsquo;\u00e9quipe de Terre vivante en 2024 \u00a9 J\u00e9r\u00e9my Tacussel<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong>\u00c0 l&rsquo;origine de Terre Vivante, le r\u00eave de sept amis de rendre l\u2019\u00e9cologie accessible au plus grand nombre. Un r\u00eave un peu \u201cfou\u201d \u00e0 l\u2019\u00e9poque, car nous sommes en 1979, \u00e0 la sortie des Trente Glorieuses. Depuis, l\u2019association a pourtant pris un essor incroyable : de la publication du magazine <em>Les quatre saisons du jardinage<\/em>, jusqu\u2019\u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un centre \u00e9cologique dans les Alpes, en passant par la publication d\u2019un premier livre. Aujourd\u2019hui, devenue Scop, Terre vivante regroupe toujours ces trois domaines d\u2019activit\u00e9 : le magazine, l\u2019\u00e9dition et l\u2019\u00e9co-centre, extraordinaire laboratoire pour l\u2019agriculture biologique et l\u2019\u00e9cologie. Si la crise est l\u00e0, plus forte encore est la volont\u00e9 de r\u00e9sister pour continuer d\u2019essaimer. \u00c9changes avec Olivier Blanche, directeur g\u00e9n\u00e9ral depuis 2015.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-drop-cap has-text-align-left has-small-font-size\">Nous sommes en 1959. Claude Aubert sort de l\u2019Institut national agronomique de Paris, un dipl\u00f4me d\u2019ing\u00e9nieur agronome en poche. Il travaille alors au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9tudes pour le d\u00e9veloppement agricole en Afrique, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019on d\u00e9couvre l\u2019utilisation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des pesticides et des engrais, o\u00f9 les rendements agricoles sont d\u00e9multipli\u00e9s\u2026 Mais rapidement, il se pose des questions sur ce qu\u2019on lui a appris au cours de son cursus universitaire. C\u2019est \u00e0 ce moment qu\u2019il d\u00e9couvre fortuitement l\u2019agriculture biologique &#8211; qui existe \u00e0 peine en France &#8211; et l\u2019association Nature et Progr\u00e8s, acteur historique de la promotion du d\u00e9veloppement de l&rsquo;agrobiologie en France, mais aussi en Belgique. Curieux de nature, Claude Aubert voyage en Allemagne, en Angleterre et en Suisse, l\u00e0 o\u00f9 on pratique l\u2019agriculture bio depuis des ann\u00e9es. Convaincu de ses bienfaits, il d\u00e9cide alors d\u2019en faire son cheval de bataille et s\u2019investit dans Nature et Progr\u00e8s, dont il deviendra secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral en 1970, et avec qui il organisera un Congr\u00e8s international r\u00e9unissant 15 000 personnes et 170 journalistes, marquant ainsi le coup d\u2019envoi d&rsquo;un courant \u00e9cologiste. <em>\u201cClaude Aubert a appartenu tr\u00e8s t\u00f4t \u00e0 un changement de paradigme, en passant de l\u2019agriculture productiviste \u00e0 la bio<\/em>, souligne Olivier Blanche, actuel directeur g\u00e9n\u00e9ral de Terre Vivante. <em>Dans les ann\u00e9es 70, l\u2019\u00e9cologie, c\u2019est le combat de Jos\u00e9 Bov\u00e9, le combat nucl\u00e9aire\u2026 C\u2019est tr\u00e8s cibl\u00e9. Le premier candidat \u00e9colo \u00e0 la Pr\u00e9sidentielle fait 2 %&#8230; Aux \u00c9tats-Unis, en Europe et en France, la prise de conscience a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s tr\u00e8s longue. Aujourd\u2019hui, l\u2019\u00e9cologie est plus <\/em>mainstream<em>, mais on a mis 50 ans pour en arriver l\u00e0, et pour rien de tr\u00e8s concret.<\/em>\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Mais pour l\u2019heure, nous sommes en 1979. Karin Mundt, Allemande francophile, responsable d\u2019un service publicit\u00e9 au sein de l\u2019Express, souffle \u00e0 Claude Aubert l\u2019id\u00e9e d\u2019un magazine avec cette th\u00e9orie, rapport\u00e9e par Olivier Blanche : \u201d<em>Tes combats, tes convictions auront plus d\u2019effet s\u2019ils s\u2019accompagnent d\u2019une publication.<\/em>\u201d Terre Vivante na\u00eet alors en octobre \u00e0 Paris, sous la forme d\u2019une association loi 1901, port\u00e9e par ce duo et cinq autres \u201c<em>visionnaires<\/em> <em>qui ont tous eu un parcours incroyable<\/em>\u201d. Le premier magazine <em>Les<\/em> <em>quatre<\/em> <em>saisons du jardinage<\/em> sort en 1980. \u201c<em>On \u00e9tait sur un A5, en noir et blanc : seule la couverture \u00e9tait en couleur<\/em>, raconte Olivier Blanche. <em>Et le concept, c\u2019\u00e9tait vraiment le jardin priv\u00e9.<\/em>\u201d De ses d\u00e9buts jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1990, \u201cla revue fait son petit bonhomme de chemin\u201d, fonctionnant uniquement par abonnement. <em>\u201cLes 10-15 000 abonn\u00e9s faisaient bien vivre l\u2019association.<\/em>\u201d En 1982, s\u2019ajoute une activit\u00e9 d\u2019\u00e9dition avec la parution d\u2019un premier livre &#8211; une traduction &#8211; puis viendra un premier ouvrage collectif.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong>Du d\u00e9veloppement de Terre Vivante\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, le collectif souhaite aller plus loin et \u201c<em>mettre en exp\u00e9rimentation, pour montrer que tout ce qui est \u00e9crit dans les publications est possible, et asseoir sa l\u00e9gitimit\u00e9<\/em>\u201d. Alors, Karin Mundt et Claude Aubert se mettent en qu\u00eate d\u2019un terrain pour cr\u00e9er un centre \u00e9cologique, inspir\u00e9 du <em>Center for Alternative Technology <\/em>au Pays de Galles, \u00ab\u00a0<em>destin\u00e9 \u00e0 sensibiliser les particuliers \u00e0 un comportement plus respectueux de l\u2019environnement et de leur sant\u00e9, dans la maison et le jardin<\/em>\u00ab\u00a0. Leur cahier des charges : \u201c<em>Un terrain \u00e0 au moins 50 km d\u2019une centrale nucl\u00e9aire, o\u00f9 on part de z\u00e9ro, avec peu de gens, parfait s\u2019il n\u2019y a pas de pollution visuelle<\/em>\u201d. C\u2019est alors un camarade de promotion de Claude Aubert, un maire visionnaire lui aussi &#8211; et ce, \u201c<em>avant m\u00eame la publication du premier rapport du Giec et le Sommet de la Terre \u00e0 Rio<\/em>\u201d &#8211; qui propose \u00e0 l\u2019association une friche de 50 hectares, \u00e0 Mens &#8211; \u00e0 50 km de Grenoble, au c\u0153ur du Tri\u00e8ves -, dont il fait don. Le \u201c<em>deal<\/em>\u201d \u00e9tait de donner la priorit\u00e9 d\u2019embauche aux locaux, sur un territoire enclav\u00e9 (aujourd\u2019hui, Terre Vivante est le 4<sub><sup>e<\/sup><\/sub> employeur du secteur avec 15 employ\u00e9s !) Sur les onze salari\u00e9s de l\u2019association, Claude Aubert et Karin Mundt seront les deux seuls \u00e0 quitter Paris pour poursuivre l\u2019aventure dans les Alpes. Le projet, d\u2019un budget de 11 millions de francs (!), sera financ\u00e9 \u00e0 50 % sur fonds propres et \u00e0 50 % avec des subventions de l\u2019intercommunalit\u00e9, du D\u00e9partement, de la R\u00e9gion et de l\u2019Europe (Programme Life).<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size\">\n<p class=\"has-small-font-size\">\u00ab\u00a0<em>On peut dire qu\u2019en 30 ans, on a r\u00e9ussi \u00e0 verdir notre territoire. La part des terres cultiv\u00e9es en bio est de 16 % sur notre secteur, ce qui est \u00e9norme par rapport au ratio national. On y tient beaucoup, c\u2019est important.\u201d<\/em><\/p>\n<cite>Olivier Blanche<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-2 is-cropped wp-block-gallery-1 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"684\" height=\"1024\" data-id=\"131\" src=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jardins-visiteurs-et-Mont-Aiguille-HD-\u00a9-Emmanuel-Breteau-2-684x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-131\" srcset=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jardins-visiteurs-et-Mont-Aiguille-HD-\u00a9-Emmanuel-Breteau-2-684x1024.jpg 684w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jardins-visiteurs-et-Mont-Aiguille-HD-\u00a9-Emmanuel-Breteau-2-200x300.jpg 200w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jardins-visiteurs-et-Mont-Aiguille-HD-\u00a9-Emmanuel-Breteau-2-768x1150.jpg 768w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jardins-visiteurs-et-Mont-Aiguille-HD-\u00a9-Emmanuel-Breteau-2-1025x1536.jpg 1025w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jardins-visiteurs-et-Mont-Aiguille-HD-\u00a9-Emmanuel-Breteau-2-1367x2048.jpg 1367w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jardins-visiteurs-et-Mont-Aiguille-HD-\u00a9-Emmanuel-Breteau-2-1140x1708.jpg 1140w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Jardins-visiteurs-et-Mont-Aiguille-HD-\u00a9-Emmanuel-Breteau-2-scaled.jpg 1709w\" sizes=\"(max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em><strong>Jardins, visiteurs et Mont Aiguille \u00a9 Emmanuel Breteau<\/strong><\/em><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"683\" data-id=\"132\" src=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Potager-familial-HD-\u00a9-Bertrand-Bodin-PHOTOGRAVUREE-2-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-132\" srcset=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Potager-familial-HD-\u00a9-Bertrand-Bodin-PHOTOGRAVUREE-2-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Potager-familial-HD-\u00a9-Bertrand-Bodin-PHOTOGRAVUREE-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Potager-familial-HD-\u00a9-Bertrand-Bodin-PHOTOGRAVUREE-2-768x512.jpg 768w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Potager-familial-HD-\u00a9-Bertrand-Bodin-PHOTOGRAVUREE-2-1536x1024.jpg 1536w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Potager-familial-HD-\u00a9-Bertrand-Bodin-PHOTOGRAVUREE-2-2048x1366.jpg 2048w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Potager-familial-HD-\u00a9-Bertrand-Bodin-PHOTOGRAVUREE-2-1140x760.jpg 1140w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong><em>Le potager familial du Centre Terre Vivante \u00a9 Bertrand Bodin<\/em><\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">D\u00e8s la construction, l\u2019association souhaite valoriser l\u2019habitat \u00e9cologique et opte pour la terre crue, peu d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque ; l\u2019\u00e9cocentre est autonome en eau. En fait, tout le contenu des livres et des revues est exp\u00e9riment\u00e9 <em>in situ<\/em>. L\u2019id\u00e9e \u00e9tait de \u201c<em>cr\u00e9er \u00e0 proximit\u00e9 humaine, un ensemble de bonnes pratiques dans le respect de l\u2019environnement et de l\u2019humain<\/em>\u201d, de montrer, grandeur nature, que l\u2019\u00e9cologie est possible, qu\u2019il existe des solutions viables et des alternatives \u00e0 l\u2019industrialisation \u00e0 outrance. Le centre ouvre ses portes en 1994 \u00e0 diff\u00e9rents publics : scolaires, famille et amis, professionnels d\u00e9sireux de se former en bio\u2026 Stages et formations y sont propos\u00e9s. \u00c0 son arriv\u00e9e au sein de Terre Vivante en 2015, Olivier Blanche y poursuit le d\u00e9veloppement du photovolta\u00efque (le centre produit aujourd\u2019hui 70 % de ses besoins).\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Au fil des ann\u00e9es, la maison d\u2019\u00e9dition a d\u00e9velopp\u00e9 ses publications, autour des cinq th\u00e9matiques \u00e9ditoriales, identifi\u00e9es par les sept fondateurs, d\u00e8s le d\u00e9but de Terre Vivante, pour une \u00e9cologie pratique : le jardinage bio et la permaculture, l\u2019am\u00e9nagement du jardin, l\u2019alimentation saine, la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre et la construction \u00e9cologique. \u201c<em>C\u2019est notre ADN de fonctionnement<\/em>\u201d, souligne Olivier Blanche.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped wp-block-gallery-2 is-layout-flex wp-block-gallery-is-layout-flex\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"843\" height=\"1024\" data-id=\"127\" src=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/268_couv_HD-843x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-127\" srcset=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/268_couv_HD-843x1024.jpg 843w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/268_couv_HD-247x300.jpg 247w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/268_couv_HD-768x933.jpg 768w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/268_couv_HD-1264x1536.jpg 1264w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/268_couv_HD-1686x2048.jpg 1686w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/268_couv_HD-1140x1385.jpg 1140w\" sizes=\"(max-width: 843px) 100vw, 843px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>Le magazine <em>Les 4 saisons du jardin bio <\/em><\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"731\" height=\"1024\" data-id=\"128\" src=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/NourrirDemain_CouvHD-731x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-128\" srcset=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/NourrirDemain_CouvHD-731x1024.jpg 731w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/NourrirDemain_CouvHD-214x300.jpg 214w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/NourrirDemain_CouvHD-768x1075.jpg 768w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/NourrirDemain_CouvHD-1097x1536.jpg 1097w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/NourrirDemain_CouvHD-1463x2048.jpg 1463w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/NourrirDemain_CouvHD-1140x1596.jpg 1140w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/NourrirDemain_CouvHD.jpg 1771w\" sizes=\"(max-width: 731px) 100vw, 731px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>La nouvelle collection <em>1% for the Planet<\/em><\/strong><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"731\" height=\"1024\" data-id=\"129\" src=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/PorterVoixTerre_CouvHD-731x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-129\" srcset=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/PorterVoixTerre_CouvHD-731x1024.jpg 731w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/PorterVoixTerre_CouvHD-214x300.jpg 214w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/PorterVoixTerre_CouvHD-768x1075.jpg 768w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/PorterVoixTerre_CouvHD-1097x1536.jpg 1097w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/PorterVoixTerre_CouvHD-1463x2048.jpg 1463w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/PorterVoixTerre_CouvHD-1140x1596.jpg 1140w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/PorterVoixTerre_CouvHD.jpg 1771w\" sizes=\"(max-width: 731px) 100vw, 731px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><strong>La nouvelle collection <em>1% for the Planet<\/em><\/strong><\/figcaption><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Devenu <em>Les 4 saisons du jardin bio<\/em>, le magazine continue \u00e0 para\u00eetre tous les deux mois, avec 6 num\u00e9ros par an et 3 hors-s\u00e9ries th\u00e9matiques. Premi\u00e8re revue \u00e0 traiter exclusivement du jardinage bio, elle dispense encore aujourd\u2019hui des conseils sur le jardin potager ou d\u2019ornement, la permaculture ou encore le verger, la culture sous serre, le petit \u00e9levage\u2026 \u201c<em>C\u2019est un m\u00e9dia d\u2019accompagnement et de progression dans la pratique du jardinier au quotidien, qu\u2019on soit d\u00e9butant ou expert.<\/em>\u201d Le reste de la publication est consacr\u00e9 \u00e0 \u201c<em>l\u2019esprit des 4 saisons<\/em>\u201d, avec une s\u00e9lection d\u2019actualit\u00e9s, de produits, de livres et d\u2019\u00e9v\u00e9nements, des articles sur des alternatives, l\u2019habitat\u2026 Depuis 2012,<em> Les 4 saisons du jardin bio <\/em>est aussi disponible au num\u00e9ro, dans les kiosques, les magasins bio\u2026 L\u2019objectif poursuivi avec la maison d\u2019\u00e9dition et les magazines est de \u201c<em>rendre accessible au plus grand nombre, et pour tous les budgets, les secrets du jardinage bio, de l\u2019alimentation saine et de la construction \u00e9cologique<\/em>\u201d.<\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote\">\n<p>\u00ab\u00a0<em>Le petit mouvement du colibri ne suffit plus aujourd\u2019hui : il faut changer d\u2019\u00e9chelle !\u201d<\/em><\/p>\n<cite>Olivier Blanche, directeur g\u00e9n\u00e9ral de Terre Vivante<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><strong>\u2026 jusqu\u2019\u00e0 la crise<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">En 2005, Terre Vivante devient une Scop (Soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative et participative), c\u2019est-\u00e0-dire que l\u2019entreprise appartient \u00e0 ses salari\u00e9s. \u201c<em>Nous sommes farouchement ind\u00e9pendants !<\/em>\u201d souligne son directeur g\u00e9n\u00e9ral. Mais depuis trois ans, la Scop va mal. Mi-octobre, une cagnotte a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e sur Ulule pour assurer la p\u00e9rennit\u00e9 de Terre Vivante. En quinze jours, l\u2019objectif \u00e9tait atteint \u00e0 100 % avec plus de 2 000 contributions : auteurs, partenaires, abonn\u00e9s, lecteurs\u2026 \u201c<em>Le succ\u00e8s de la cagnotte a montr\u00e9 le sentiment d\u2019appartenance des fid\u00e8les, des abonn\u00e9s. Les commentaires disaient <\/em>\u201cOn va y arriver.\u201d \u201cNe l\u00e2chons rien !\u201d \u201c Et Olivier Blanche de souligner : \u201c<em>L\u2019appel aux dons est presque la seule arme, en tant que Scop, pour remplir les caisses.<\/em>\u201d La Covid avait \u00e9t\u00e9 bien v\u00e9cue par Terre Vivante, une partie de la population ayant eu davantage de temps \u00e0 consacrer aux loisirs, et notamment \u00e0 son jardin. \u201c<em>Mais en 2022, on a chop\u00e9 le contrecoup des inflations, notamment sur le co\u00fbt du papier, et aujourd\u2019hui, c\u2019est la crise de la consommation : les d\u00e9penses non indispensables ont diminu\u00e9, impactant les ventes des biens culturels.<\/em>\u201d Le nombre d\u2019abonn\u00e9s au magazine<em> Les 4 saisons du jardin bio<\/em> a \u00e9galement beaucoup baiss\u00e9. <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size\">\n<p class=\"has-small-font-size\">\u201c<em>Pour \u00eatre int\u00e9ress\u00e9 au jardinage, il faut souvent avoir un certain \u00e2ge car il faut \u00eatre d\u00e9j\u00e0 install\u00e9, disposer d\u2019un jardin\u2026 Avant, les personnes d\u2019environ<\/em><strong><em> <\/em><\/strong><em>45 ans avaient appris le jardinage par la transmission orale ou dans les livres. Maintenant, le premier r\u00e9flexe, c\u2019est les tutos.\u201d<\/em><\/p>\n<cite>Olivier Blanche<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">En 2023, la Scop a d\u00fb licencier, pour permettre de r\u00e9duire le d\u00e9ficit, mais, m\u00eame apr\u00e8s ce coup dur, elle est de nouveau d\u00e9ficitaire cette ann\u00e9e et ce sont les trois m\u00e9tiers de Terre Vivante qui sont impact\u00e9s. La soci\u00e9t\u00e9 a pourtant diversifi\u00e9 son offre, proposant des livres num\u00e9riques, des podcasts, des vid\u00e9os ; a augment\u00e9 sa pr\u00e9sence sur les r\u00e9seaux sociaux. \u201c<em>On n\u2019a pas encore trouv\u00e9 le mod\u00e8le num\u00e9rique qui va bien, confie le directeur g\u00e9n\u00e9ral. Comment toucher de nouveaux publics ? Les jeunes ? On fait beaucoup de livres pratiques illustr\u00e9s, avec la transmission de savoirs, mais qui ne se pr\u00eatent pas aux liseuses\u2026 On r\u00e9fl\u00e9chit aux livres audio.<\/em>\u201d Et Olivier Blanche de poursuivre : \u201c<em>On fait un m\u00e9tier de cr\u00e9ation, on cr\u00e9e du contenu. Notre talent, c\u2019est de mettre en sc\u00e8ne les expertises. Il faut maintenant qu\u2019on adapte notre m\u00e9tier et notre savoir-faire. C\u2019est int\u00e9ressant et captivant !<\/em>\u201d Et cette cagnotte va permettre de continuer \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 de nouvelles formes d\u2019expressions, utiles et pratiques. Le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Scop conclut : <em>\u201cOn cherche aussi de jeunes auteurs qui incarnent des valeurs plus fortes. Par exemple, de quelle mani\u00e8re \u00e9ditoriale parle-t-on des nouvelles formes de mobilisation, comme la d\u00e9sob\u00e9issance civile ? Car, cinquante ans plus tard, apr\u00e8s la lutte du Larzac dans les ann\u00e9es 70, on en revient \u00e0 elle. Tous les partis politiques parlent d\u2019\u00e9cologie aujourd\u2019hui, mais rien ne se fait. \u00c0 nous citoyens, associations, etc. de nous mobiliser, d\u2019agir. Le petit mouvement du colibri ne suffit plus aujourd\u2019hui : il faut changer d\u2019\u00e9chelle !\u201d<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul>\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>La collecte Ulule se poursuit<\/strong> <strong>jusqu\u2019au 5<\/strong> <strong>d\u00e9cembre<\/strong>. <strong>Rendez-vous sur<\/strong> <a href=\"https:\/\/fr.ulule.com\/terre-vivante\/\">https:\/\/fr.ulule.com\/terre-vivante\/<\/a><\/li>\n\n\n\n<li class=\"has-small-font-size\"><strong>Envie d\u2019id\u00e9es cadeaux inspirantes pour les f\u00eates ? Foncez sur la boutique en ligne <a href=\"http:\/\/www.terrevivante.org\">www.terrevivante.org<\/a><\/strong><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<div class=\"wp-block-media-text has-media-on-the-right is-stacked-on-mobile is-vertically-aligned-center\"><div class=\"wp-block-media-text__content\">\n<p>De \u201cbaby boomer\u201d au militant de l\u2019\u00e9cologie<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Quel a \u00e9t\u00e9 le d\u00e9clic \u00e9colo d\u2019Olivier Blanche ? \u201c<em>Je suis un baby boomer<\/em>, sourit-il. <em>Je suis de la g\u00e9n\u00e9ration qui voulait tout faire mieux que celle d\u2019avant\u2026 J\u2019ai toujours \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s attir\u00e9 par les milieux naturels, sans me rendre compte de l\u2019impact n\u00e9gatif que je pouvais avoir. La r\u00e9v\u00e9lation est venue progressivement. En montagne, on se prend le r\u00e9chauffement climatique de plein fouet. \u00c7a fait 20 ans que je suis l\u00e0, j\u2019ai vu l\u2019\u00e9norme diff\u00e9rence sur les saisons, la fonte de la neige\u2026 Il faut qu\u2019on passe d\u2019une cohabitation avec la nature (\u00e7a, tout le monde le sait maintenant) \u00e0 une nouvelle \u00e9cologie qui se traduit dans nos modes de vie. Quel est notre r\u00f4le, au niveau de Terre Vivante, en plus de la sensibilisation ? Notre enjeu aujourd\u2019hui, c\u2019est d\u2019accompagner cette urgence. On a d\u2019ailleurs lanc\u00e9 la collection <\/em>\u201c1 % for the Planet\u201d. Celle-ci \u201c<em>illustre des exp\u00e9riences positives qui donnent espoir et dont on peut s\u2019inspirer. Elle permet une d\u00e9couverte enthousiasmante et stimulante d\u2019initiatives favorisant la transition \u00e9cologique, l\u2019action collective, le vivre-ensemble\u2026 pour dessiner les contours d\u2019un autre mod\u00e8le de soci\u00e9t\u00e9 et donner l\u2019envie d\u2019agir en passant par l\u2019action ou en finan\u00e7ant des projets<\/em>\u201d.\u00a0 <\/p>\n\n\n\n<blockquote class=\"wp-block-quote has-small-font-size\" style=\"font-style:normal;font-weight:600\">\n<p><em>Moi je n\u2019ai pas envie de faire comme Nicolas Hulot et de reculer face aux lobbys. J\u2019ai envie d\u2019\u00eatre un soutien pour ces g\u00e9n\u00e9rations.<\/em>\u201d<\/p>\n<cite>Olivier Blanche<\/cite><\/blockquote>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\">Pour Olivier Blanche, il s\u2019agit de \u201c<em>faire socle commun pour essaimer et changer d\u2019\u00e9chelle<\/em>\u201d. Et de conclure : \u201c<em>Je trouve extraordinaire que la g\u00e9n\u00e9ration des trentenaires ne se laisse pas aller \u00e0 l\u2019abattement ! Je comprends aussi le pourquoi de la d\u00e9sob\u00e9issance. En 1972, Claude Aubert disait d\u00e9j\u00e0 <\/em>\u201cEh les gars, on ne peut pas continuer comme \u00e7a, on va \u00e9puiser les ressources.\u201d <em>Moi je n\u2019ai pas envie de faire comme Nicolas Hulot et de reculer face aux lobbys. J\u2019ai envie d\u2019\u00eatre un soutien pour ces g\u00e9n\u00e9rations.<\/em>\u201d<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Olivier Blanche en 2018 \u00a9 Vincent Viargues<\/em><\/p>\n<\/div><figure class=\"wp-block-media-text__media\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"684\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Olivier-Blanche-1-2018-HD-\u00a9-Vincent-Viargues-684x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-123 size-full\" srcset=\"https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Olivier-Blanche-1-2018-HD-\u00a9-Vincent-Viargues-684x1024.jpg 684w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Olivier-Blanche-1-2018-HD-\u00a9-Vincent-Viargues-200x300.jpg 200w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Olivier-Blanche-1-2018-HD-\u00a9-Vincent-Viargues-768x1150.jpg 768w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Olivier-Blanche-1-2018-HD-\u00a9-Vincent-Viargues-1025x1536.jpg 1025w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Olivier-Blanche-1-2018-HD-\u00a9-Vincent-Viargues-1367x2048.jpg 1367w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Olivier-Blanche-1-2018-HD-\u00a9-Vincent-Viargues-1140x1708.jpg 1140w, https:\/\/influenceurs.ovh\/wp-content\/uploads\/2024\/12\/Olivier-Blanche-1-2018-HD-\u00a9-Vincent-Viargues-scaled.jpg 1709w\" sizes=\"(max-width: 684px) 100vw, 684px\" \/><\/figure><\/div>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>L&rsquo;\u00e9quipe de Terre vivante en 2024 \u00a9 J\u00e9r\u00e9my Tacussel \u00c0 l&rsquo;origine de Terre Vivante, le r\u00eave de sept amis de rendre l\u2019\u00e9cologie accessible au plus grand nombre. Un r\u00eave un peu \u201cfou\u201d \u00e0 l\u2019\u00e9poque, car nous sommes en 1979, \u00e0 la sortie des Trente Glorieuses. Depuis, l\u2019association a pourtant pris un essor incroyable : de la publication du magazine Les quatre saisons du jardinage, jusqu\u2019\u00e0 la cr\u00e9ation d\u2019un centre \u00e9cologique dans les Alpes, en passant par la publication d\u2019un premier livre. Aujourd\u2019hui, devenue Scop, Terre vivante regroupe toujours ces trois domaines d\u2019activit\u00e9 : le magazine, l\u2019\u00e9dition et l\u2019\u00e9co-centre, extraordinaire laboratoire pour l\u2019agriculture biologique et l\u2019\u00e9cologie. Si la crise est l\u00e0, plus forte encore est la volont\u00e9 de r\u00e9sister pour continuer d\u2019essaimer. \u00c9changes avec Olivier Blanche, directeur g\u00e9n\u00e9ral depuis 2015. Nous sommes en 1959. Claude Aubert sort de l\u2019Institut national agronomique de Paris, un dipl\u00f4me d\u2019ing\u00e9nieur agronome en poche. Il travaille alors au sein d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 d\u2019\u00e9tudes pour le d\u00e9veloppement agricole en Afrique, \u00e0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019on d\u00e9couvre l\u2019utilisation g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9e des pesticides et des engrais, o\u00f9 les rendements agricoles sont d\u00e9multipli\u00e9s\u2026 Mais rapidement, il se pose des questions sur ce qu\u2019on lui a appris au cours de son cursus universitaire. C\u2019est \u00e0 ce moment qu\u2019il d\u00e9couvre fortuitement l\u2019agriculture biologique &#8211; qui existe \u00e0 peine en France &#8211; et l\u2019association Nature et Progr\u00e8s, acteur historique de la promotion du d\u00e9veloppement de l&rsquo;agrobiologie en France, mais aussi en Belgique. Curieux de nature, Claude Aubert voyage en Allemagne, en Angleterre et en Suisse, l\u00e0 o\u00f9 on pratique l\u2019agriculture bio depuis des ann\u00e9es. Convaincu de ses bienfaits, il d\u00e9cide alors d\u2019en faire son cheval de bataille et s\u2019investit dans Nature et Progr\u00e8s, dont il deviendra secr\u00e9taire g\u00e9n\u00e9ral en 1970, et avec qui il organisera un Congr\u00e8s international r\u00e9unissant 15 000 personnes et 170 journalistes, marquant ainsi le coup d\u2019envoi d&rsquo;un courant \u00e9cologiste. \u201cClaude Aubert a appartenu tr\u00e8s t\u00f4t \u00e0 un changement de paradigme, en passant de l\u2019agriculture productiviste \u00e0 la bio, souligne Olivier Blanche, actuel directeur g\u00e9n\u00e9ral de Terre Vivante. Dans les ann\u00e9es 70, l\u2019\u00e9cologie, c\u2019est le combat de Jos\u00e9 Bov\u00e9, le combat nucl\u00e9aire\u2026 C\u2019est tr\u00e8s cibl\u00e9. Le premier candidat \u00e9colo \u00e0 la Pr\u00e9sidentielle fait 2 %&#8230; Aux \u00c9tats-Unis, en Europe et en France, la prise de conscience a \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s tr\u00e8s longue. Aujourd\u2019hui, l\u2019\u00e9cologie est plus mainstream, mais on a mis 50 ans pour en arriver l\u00e0, et pour rien de tr\u00e8s concret.\u201d Mais pour l\u2019heure, nous sommes en 1979. Karin Mundt, Allemande francophile, responsable d\u2019un service publicit\u00e9 au sein de l\u2019Express, souffle \u00e0 Claude Aubert l\u2019id\u00e9e d\u2019un magazine avec cette th\u00e9orie, rapport\u00e9e par Olivier Blanche : \u201dTes combats, tes convictions auront plus d\u2019effet s\u2019ils s\u2019accompagnent d\u2019une publication.\u201d Terre Vivante na\u00eet alors en octobre \u00e0 Paris, sous la forme d\u2019une association loi 1901, port\u00e9e par ce duo et cinq autres \u201cvisionnaires qui ont tous eu un parcours incroyable\u201d. Le premier magazine Les quatre saisons du jardinage sort en 1980. \u201cOn \u00e9tait sur un A5, en noir et blanc : seule la couverture \u00e9tait en couleur, raconte Olivier Blanche. Et le concept, c\u2019\u00e9tait vraiment le jardin priv\u00e9.\u201d De ses d\u00e9buts jusqu\u2019aux ann\u00e9es 1990, \u201cla revue fait son petit bonhomme de chemin\u201d, fonctionnant uniquement par abonnement. \u201cLes 10-15 000 abonn\u00e9s faisaient bien vivre l\u2019association.\u201d En 1982, s\u2019ajoute une activit\u00e9 d\u2019\u00e9dition avec la parution d\u2019un premier livre &#8211; une traduction &#8211; puis viendra un premier ouvrage collectif. Du d\u00e9veloppement de Terre Vivante\u2026 Au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, le collectif souhaite aller plus loin et \u201cmettre en exp\u00e9rimentation, pour montrer que tout ce qui est \u00e9crit dans les publications est possible, et asseoir sa l\u00e9gitimit\u00e9\u201d. Alors, Karin Mundt et Claude Aubert se mettent en qu\u00eate d\u2019un terrain pour cr\u00e9er un centre \u00e9cologique, inspir\u00e9 du Center for Alternative Technology au Pays de Galles, \u00ab\u00a0destin\u00e9 \u00e0 sensibiliser les particuliers \u00e0 un comportement plus respectueux de l\u2019environnement et de leur sant\u00e9, dans la maison et le jardin\u00ab\u00a0. Leur cahier des charges : \u201cUn terrain \u00e0 au moins 50 km d\u2019une centrale nucl\u00e9aire, o\u00f9 on part de z\u00e9ro, avec peu de gens, parfait s\u2019il n\u2019y a pas de pollution visuelle\u201d. C\u2019est alors un camarade de promotion de Claude Aubert, un maire visionnaire lui aussi &#8211; et ce, \u201cavant m\u00eame la publication du premier rapport du Giec et le Sommet de la Terre \u00e0 Rio\u201d &#8211; qui propose \u00e0 l\u2019association une friche de 50 hectares, \u00e0 Mens &#8211; \u00e0 50 km de Grenoble, au c\u0153ur du Tri\u00e8ves -, dont il fait don. Le \u201cdeal\u201d \u00e9tait de donner la priorit\u00e9 d\u2019embauche aux locaux, sur un territoire enclav\u00e9 (aujourd\u2019hui, Terre Vivante est le 4e employeur du secteur avec 15 employ\u00e9s !) Sur les onze salari\u00e9s de l\u2019association, Claude Aubert et Karin Mundt seront les deux seuls \u00e0 quitter Paris pour poursuivre l\u2019aventure dans les Alpes. Le projet, d\u2019un budget de 11 millions de francs (!), sera financ\u00e9 \u00e0 50 % sur fonds propres et \u00e0 50 % avec des subventions de l\u2019intercommunalit\u00e9, du D\u00e9partement, de la R\u00e9gion et de l\u2019Europe (Programme Life). \u00ab\u00a0On peut dire qu\u2019en 30 ans, on a r\u00e9ussi \u00e0 verdir notre territoire. La part des terres cultiv\u00e9es en bio est de 16 % sur notre secteur, ce qui est \u00e9norme par rapport au ratio national. On y tient beaucoup, c\u2019est important.\u201d Olivier Blanche D\u00e8s la construction, l\u2019association souhaite valoriser l\u2019habitat \u00e9cologique et opte pour la terre crue, peu d\u00e9velopp\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9poque ; l\u2019\u00e9cocentre est autonome en eau. En fait, tout le contenu des livres et des revues est exp\u00e9riment\u00e9 in situ. L\u2019id\u00e9e \u00e9tait de \u201ccr\u00e9er \u00e0 proximit\u00e9 humaine, un ensemble de bonnes pratiques dans le respect de l\u2019environnement et de l\u2019humain\u201d, de montrer, grandeur nature, que l\u2019\u00e9cologie est possible, qu\u2019il existe des solutions viables et des alternatives \u00e0 l\u2019industrialisation \u00e0 outrance. Le centre ouvre ses portes en 1994 \u00e0 diff\u00e9rents publics : scolaires, famille et amis, professionnels d\u00e9sireux de se former en bio\u2026 Stages et formations y sont propos\u00e9s. \u00c0 son arriv\u00e9e au sein de Terre Vivante en 2015, Olivier Blanche y poursuit le d\u00e9veloppement du photovolta\u00efque (le centre produit aujourd\u2019hui 70 % de ses besoins).\u00a0 Au fil des ann\u00e9es, la maison d\u2019\u00e9dition a d\u00e9velopp\u00e9 ses publications, autour des cinq th\u00e9matiques \u00e9ditoriales, identifi\u00e9es par les sept fondateurs, d\u00e8s le d\u00e9but de Terre Vivante, pour une \u00e9cologie pratique : le jardinage bio et la permaculture, l\u2019am\u00e9nagement du jardin, l\u2019alimentation saine, la sant\u00e9 et le bien-\u00eatre et la construction \u00e9cologique. \u201cC\u2019est notre ADN de fonctionnement\u201d, souligne Olivier Blanche. Devenu Les 4 saisons du jardin bio, le magazine continue \u00e0 para\u00eetre tous les deux mois, avec 6 num\u00e9ros par an et 3 hors-s\u00e9ries th\u00e9matiques. Premi\u00e8re revue \u00e0 traiter exclusivement du jardinage bio, elle dispense encore aujourd\u2019hui des conseils sur le jardin potager ou d\u2019ornement, la permaculture ou encore le verger, la culture sous serre, le petit \u00e9levage\u2026 \u201cC\u2019est un m\u00e9dia d\u2019accompagnement et de progression dans la pratique du jardinier au quotidien, qu\u2019on soit d\u00e9butant ou expert.\u201d Le reste de la publication est consacr\u00e9 \u00e0 \u201cl\u2019esprit des 4 saisons\u201d, avec une s\u00e9lection d\u2019actualit\u00e9s, de produits, de livres et d\u2019\u00e9v\u00e9nements, des articles sur des alternatives, l\u2019habitat\u2026 Depuis 2012, Les 4 saisons du jardin bio est aussi disponible au num\u00e9ro, dans les kiosques, les magasins bio\u2026 L\u2019objectif poursuivi avec la maison d\u2019\u00e9dition et les magazines est de \u201crendre accessible au plus grand nombre, et pour tous les budgets, les secrets du jardinage bio, de l\u2019alimentation saine et de la construction \u00e9cologique\u201d. \u00ab\u00a0Le petit mouvement du colibri ne suffit plus aujourd\u2019hui : il faut changer d\u2019\u00e9chelle !\u201d Olivier Blanche, directeur g\u00e9n\u00e9ral de Terre Vivante \u2026 jusqu\u2019\u00e0 la crise En 2005, Terre Vivante devient une Scop (Soci\u00e9t\u00e9 coop\u00e9rative et participative), c\u2019est-\u00e0-dire que l\u2019entreprise appartient \u00e0 ses salari\u00e9s. \u201cNous sommes farouchement ind\u00e9pendants !\u201d souligne son directeur g\u00e9n\u00e9ral. Mais depuis trois ans, la Scop va mal. Mi-octobre, une cagnotte a \u00e9t\u00e9 lanc\u00e9e sur Ulule pour assurer la p\u00e9rennit\u00e9 de Terre Vivante. En quinze jours, l\u2019objectif \u00e9tait atteint \u00e0 100 % avec plus de 2 000 contributions : auteurs, partenaires, abonn\u00e9s, lecteurs\u2026 \u201cLe succ\u00e8s de la cagnotte a montr\u00e9 le sentiment d\u2019appartenance des fid\u00e8les, des abonn\u00e9s. Les commentaires disaient \u201cOn va y arriver.\u201d \u201cNe l\u00e2chons rien !\u201d \u201c Et Olivier Blanche de souligner : \u201cL\u2019appel aux dons est presque la seule arme, en tant que Scop, pour remplir les caisses.\u201d La Covid avait \u00e9t\u00e9 bien v\u00e9cue par Terre Vivante, une partie de la population ayant eu davantage de temps \u00e0 consacrer aux loisirs, et notamment \u00e0 son jardin. \u201cMais en 2022, on a chop\u00e9 le contrecoup des inflations, notamment sur le co\u00fbt du papier, et aujourd\u2019hui, c\u2019est la crise de la consommation : les d\u00e9penses non indispensables ont diminu\u00e9, impactant les ventes des biens culturels.\u201d Le nombre d\u2019abonn\u00e9s au magazine Les 4 saisons du jardin bio a \u00e9galement beaucoup baiss\u00e9. \u201cPour \u00eatre int\u00e9ress\u00e9 au jardinage, il faut souvent avoir un certain \u00e2ge car il faut \u00eatre d\u00e9j\u00e0 install\u00e9, disposer d\u2019un jardin\u2026 Avant, les personnes d\u2019environ 45 ans avaient appris le jardinage par la transmission orale ou dans les livres. Maintenant, le premier r\u00e9flexe, c\u2019est les tutos.\u201d Olivier Blanche En 2023, la Scop a d\u00fb licencier, pour permettre de r\u00e9duire le d\u00e9ficit, mais, m\u00eame apr\u00e8s ce coup dur, elle est de nouveau d\u00e9ficitaire cette ann\u00e9e et ce sont les trois m\u00e9tiers de Terre Vivante qui sont impact\u00e9s. La soci\u00e9t\u00e9 a pourtant diversifi\u00e9 son offre, proposant des livres num\u00e9riques, des podcasts, des vid\u00e9os ; a augment\u00e9 sa pr\u00e9sence sur les r\u00e9seaux sociaux. \u201cOn n\u2019a pas encore trouv\u00e9 le mod\u00e8le num\u00e9rique qui va bien, confie le directeur g\u00e9n\u00e9ral. Comment toucher de nouveaux publics ? Les jeunes ? On fait beaucoup de livres pratiques illustr\u00e9s, avec la transmission de savoirs, mais qui ne se pr\u00eatent pas aux liseuses\u2026 On r\u00e9fl\u00e9chit aux livres audio.\u201d Et Olivier Blanche de poursuivre : \u201cOn fait un m\u00e9tier de cr\u00e9ation, on cr\u00e9e du contenu. Notre talent, c\u2019est de mettre en sc\u00e8ne les expertises. Il faut maintenant qu\u2019on adapte notre m\u00e9tier et notre savoir-faire. C\u2019est int\u00e9ressant et captivant !\u201d Et cette cagnotte va permettre de continuer \u00e0 r\u00e9fl\u00e9chir \u00e0 de nouvelles formes d\u2019expressions, utiles et pratiques. Le directeur g\u00e9n\u00e9ral de la Scop conclut : \u201cOn cherche aussi de jeunes auteurs qui incarnent des valeurs plus fortes. Par exemple, de quelle mani\u00e8re \u00e9ditoriale parle-t-on des nouvelles formes de mobilisation, comme la d\u00e9sob\u00e9issance civile ? Car, cinquante ans plus tard, apr\u00e8s la lutte du Larzac dans les ann\u00e9es 70, on en revient \u00e0 elle. Tous les partis politiques parlent d\u2019\u00e9cologie aujourd\u2019hui, mais rien ne se fait. \u00c0 nous citoyens, associations, etc. de nous mobiliser, d\u2019agir. Le petit mouvement du colibri ne suffit plus aujourd\u2019hui : il faut changer d\u2019\u00e9chelle !\u201d<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":119,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":true,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[11],"tags":[59,17,13,29,33,63,26,56,62,61,58,54,60,55,32],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118"}],"collection":[{"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=118"}],"version-history":[{"count":8,"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":143,"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/118\/revisions\/143"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/119"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=118"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=118"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/influenceurs.ovh\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=118"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}